
Le climat dans lequel évolue la France ces dernières semaines pourrait laisser croire que la situation est définitivement foutue. Certains prophètes du déclin en font d’ailleurs leurs choux gras. Déficit public, crise de la dette, impasse budgétaire, jeunesse dans la rue, instabilité politique… La situation n’est pas fameuse et le pessimisme gagne toutes les strates de la population.
Toutes ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles optimistes résiste encore et toujours à la sinistrose ambiante. Le 8 octobre, à l’Accor Arena, ils étaient 96 000 à se rallier au mot d’ordre de la 12e édition de BIG (Bpifrance Inno Generation) : le culot. À en croire Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, « le culot est la puissance positive qui gouverne le monde ». La potion magique des dirigeants qui ne reculent devant rien pour avancer malgré l’incertitude et mettre des baffes aux partisans de l’attentisme. Sur la grande scène du BIG, astucieusement baptisée Bang, 70 personnalités sont venues prêcher la bonne parole, dont un Emmanuel Macron plus French VRP que jamais. Mais résistance n’est pas insouciance. Si chaque participant en est sans nul doute ressorti ragaillardi, les échos de la rue lui sont forcément revenus aux oreilles. La peur de l’avenir exprimée par la jeunesse oblige les patrons d’entreprises. Car la confiance n’est pas une aptitude innée, mais plutôt un choix face à l’incertitude et une compétence qui s’apprend et se développe avec l’expérience. On ne tombe pas dedans quand on est petit. Elle se transmet. Les irréductibles optimistes seraient bien inspirés de partager leur potion.





