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le 16 septembre 2026
par Tanguy Leclerc

JO Alpes 2030 : l’État veut rassurer le CIO sur le financement et la gouvernance.

Après le départ d’Edgar Grospiron et plusieurs mois de tensions au sein du comité d’organisation, la ministre des Sports, Marina Ferrari, réaffirme l’engagement financier de l’État et la continuité du projet.

Ministère des Sports

À moins de quatre ans des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver des Alpes françaises 2030, les pouvoirs publics cherchent à restaurer la confiance autour d’un projet fragilisé par une crise de gouvernance à répétition. La démission d’Edgar Grospiron de la présidence du Comité d'organisation (Cojop), officialisée le 10 septembre, en constitue le dernier épisode. 

Une nouvelle secousse survenue juste avant la visite cette semaine, à Lyon, de la commission de coordination du Comité international olympique. La délégation est notamment venue examiner les futurs sites des compétitions de glace, mais aussi faire le point sur l’avancement général du projet et sa gouvernance.  

Dans ce contexte, Marina Ferrari s’est employée à sécuriser le volet financier du dossier. Lors d’un point presse organisé mardi 15 septembre, la ministre des Sports a assuré que les engagements pris par l’État seraient maintenus « quelle que soit la future alternance politique". Une garantie qu’elle dit avoir formellement réitérée auprès du CIO. 

Le budget du comité d’organisation prévoit une contribution de l’État de 362 millions d’euros. En parallèle, près de 800 millions d’euros de fonds publics doivent être consacrés à la Solideo, chargée de superviser la livraison des ouvrages olympiques, avec la participation des régions et des collectivités locales. 

Vincent Roberti chargé d’assurer la continuité

Sur le plan opérationnel, Vincent Roberti, directeur général du Cojop, a été nommé président par intérim le 14 septembre. Ce cumul temporaire des fonctions doit permettre à l’organisation de poursuivre son travail dans l’attente d’une nouvelle présidence. Marina Ferrari ne souhaite donc pas précipiter le choix du successeur d’Edgar Grospiron. « Il est judicieux de prendre le temps nécessaire, car l’intérim est solidement assuré », a-t-elle expliqué. La ministre reconnaît néanmoins qu’il « demeure essentiel de donner à terme une incarnation au projet ». Après plusieurs mois d’instabilité, le Cojop entend ainsi privilégier la continuité opérationnelle avant de choisir le nouveau visage des Alpes 2030.  Il est plus que temps aux yeux de la course contre le temps dans laquelle le projet est est lancé. Sa stabilité et sa lisibilité sont essentielles pour restaurer la confiance de l’écosystème, en particulier celle des sponsors, alors que certaines annonces de partenariats ont déjà été retardées.