Acheteur Travel & MICE pour le groupe EDF, Guillaume Le Corre souligne la complexité des négociations avec les partenaires hôteliers. Les appels d’offres, ou RFP, nécessitent généralement deux mois de travail, un processus qu’il juge fastidieux pour l’ensemble des acteurs concernés.
Pour lui, l’intelligence artificielle représente une opportunité de mieux exploiter les données et d’identifier de nouveaux leviers d’économies. « Le meilleur moyen de faire des économies aujourd’hui, c’est de savoir comment on consomme à l’heure actuelle », explique-t-il.
Dans un secteur où les offres évoluent quotidiennement, les tarifs négociés ne garantissent pas toujours le prix le plus avantageux. L’IA pourrait permettre de comparer les offres hôtelières en temps réel, en croisant les différents canaux de réservation, afin d’orienter les voyageurs vers les meilleures conditions tarifaires. « On n’est jamais sûr à 100 % […] qu’on bénéficie de la meilleure offre », constate Guillaume Le Corre.
Au-delà de la recherche du meilleur tarif, l’intelligence artificielle pourrait aussi transformer profondément le rôle des acheteurs Travel. L’évolution des outils de réservation et des possibilités offertes par l’IA les conduit à repenser leurs missions.
« Le métier d’acheteur […] est vraiment en train d’évoluer », souligne-t-il. Une évolution qui devrait, selon lui, donner davantage de place à la négociation avec les partenaires et à la relation avec les utilisateurs, plutôt qu’aux seules opérations d’achat.


![[Assises du Paiement] Commerce agentique : entre premières expérimentations et défis du passage à l'achat](/images/community/9bc6e815-7809-f011-aaa7-002248839f20/entity/Article/b3639343-99cc-f111-bf5c-000d3a2339c7/thumbnail/-assises-du-paiement-commerce-agentique-entre-premieres-experimentations-et-defis-du-passage-a-l-achat.webp?mw=800&stamp=2026-10-20T17%3A36%3A41.07)



