
Ce qu’il faut retenir
. Anticiper les échéances et cartographier licences, usages et dépendances avant toute négociation
. Faire travailler ensemble achats, DSI et juridique pour sécuriser prix, clauses et gouvernance
. Évaluer les fonctionnalités et les coûts réels de l’IA avant de généraliser les abonnements
Face aux éditeurs dominants, quels leviers pour les achats ?
Le verrouillage technologique réduit d’abord la marge de négociation.
« Les éditeurs savent qu’on ne peut pas changer de logiciel du jour au lendemain. Alors c’est augmentation sur augmentation, sans aucune justification. »
« Même si on fait jouer la concurrence, le passage au SaaS implique de toute façon une claque financière : les modèles sont complètement différents. »
« On peut aussi donner de la visibilité à l’éditeur, construire une feuille de route commune à trois ou cinq ans. Cela permet de ne pas subir uniquement sa stratégie commerciale. »
Anticiper dix-huit mois ou deux ans : une nécessité ?
La négociation se gagne bien avant le renouvellement.
« Ce genre de négociation peut durer six à neuf mois. Plus on s’y prend tôt, plus c’est intéressant. »
« Il faut décider quand on va négocier, plutôt que subir l’appel de l’éditeur un mois avant le renouvellement. Là, on est pieds et poings liés. »
« J’aime les attaquer sur leur clôture annuelle, mais l’année avant la fin du contrat. C’est là qu’on a encore la possibilité de partir. »
Achats, DSI, juridique : construire un front commun
La préparation exige une organisation transversale.
« La première chose, c’est l’alignement entre les parties en interne : la DSI, les achats et le juridique. Ce trinôme est fondamental. »
« Le Software Asset Management, c’est une tour de contrôle : savoir ce qu’on possède, comment on l’utilise et quelles sont les échéances. »
« Quand on n’a pas tous le même discours et qu’on travaille en silos, cela devient très compliqué. Il faut casser ces silos au maximum. »
Le contrat peut-il rééquilibrer la relation ?
Au-delà du prix, les clauses constituent un terrain de négociation.
« J’aime mettre une clause de protection au renouvellement, pour plafonner les augmentations. Il faut la négocier dès le premier contrat : c’est là qu’on a le plus de leviers. »
« Cinq ans, pourquoi pas, mais avec des portes de sortie ou des leviers pour rouvrir les discussions. Il ne faut pas se retrouver enfermé dans un tunnel. »
« Mes acheteurs passent 60 % de leur temps à négocier du contrat. Entre les standards des éditeurs et les nôtres, trouver un consensus reste très complexe. »
IA : comment ne pas payer avant de prouver la valeur ?
L’IA ajoute une incertitude sur les usages et les modèles économiques.
« Dans les bundles, on nous ajoute des outils gratuits au départ, puis une facturation se déclenche. Il faut être hyper vigilant. »
« Beaucoup d’entreprises ont du mal à prévoir le budget nécessaire à leur consommation d’IA. Utiliser le bon modèle pour le bon usage devient essentiel. »
« Avant d’internaliser un logiciel avec l’IA, il faut regarder le retour sur investissement : combien de jours de développement, combien de temps et combien cela coûte réellement ? »





