
Ce qu’il faut retenir
. Cartographier les dépenses et leurs coûts administratifs avant de chercher des remises
. Automatiser les achats récurrents tout en préservant l’autonomie et les critères
. RSE Réserver les acheteurs aux exceptions ; l’IA reste une piste à éprouver sur les achats spécifiques
Des économies, mais d’abord des coûts cachés
« Même si c’est 100 euros, on n’achète pas comme ça. Il faut reprendre le contrôle, avec des processus et de la digitalisation. »
« La première année, c’est l’identification des énormes coûts cachés : référencer chaque fournisseur, traiter chaque facture, gérer les dépenses manuelles. »
« Un fournisseur dans mon système, ça me coûte très cher. Sa vie dans mon système me coûte très cher : cette partie-là, je la confie à un prestataire. »
Le sujet dépasse donc la seule négociation des prix.
Rationaliser sans compliquer la vie des métiers
« J’ai commencé avec cinq catalogues ; aujourd’hui, j’en ai une cinquantaine. L’opérationnel trouve ce qu’il veut et, si tout est négocié, il ne voit pas les achats. »
« Avant, un post-it prenait deux minutes. Si la demande d’achat prend dix minutes, il faut réduire ces clics et garder la fluidité du service. »
« Les produits sont tellement différents : du vernis à ongles, des fleurs, des boulons… Comment faire vivre tous ces catalogues sans y passer trop de temps ? »
La simplification du parcours utilisateur reste une condition d’adhésion.
Autonomie encadrée : le bon niveau de contrôle
« L’objectif, c’est de donner de l’autonomie aux utilisateurs sans passer par les achats, pour une question d’efficacité. »
« On évite de créer un fournisseur pour une commande qui n’arrive qu’une ou deux fois par an. La plateforme passe la commande et gère le fournisseur. »
« Le fournisseur charge ses mises à jour de prix ; l’acheteur vérifie les écarts et valide. On partage l’effort, avec un seul point d’entrée pour les opérationnels. »
Cette délégation suppose des règles claires et des outils suivis.
Les achats responsables à l’épreuve du terrain
« Il y a les enjeux RSE, les enjeux de localité : le boulanger, le marché du coin… On ne peut pas répondre à tous ces besoins avec une seule plateforme. »
« On peut mettre en avant les produits certifiés durables, les PME, le reconditionné et identifier des vendeurs locaux, jusqu’au niveau de la ville. »
« Je suis audité tous les ans. Avec le reporting, je peux montrer ce qu’on met en avant et suivre l’objectif d’augmenter la part d’achats responsables. »
La centralisation n’efface toutefois pas les arbitrages de proximité.
Après la consolidation, retrouver des leviers achats
« Je regarde les habitudes de consommation : beaucoup de commandes, beaucoup d’articles, un faible montant annuel. Là, il y a un sujet catalogue. »
« Un an après, le partenaire analyse nos consommations et revient avec des propositions de remises. L’acheteur ne peut pas passer son temps là-dessus. »
« Nous avons découvert que 80 % de ces dépenses étaient des achats spécifiques. Mettre un acheteur sur une prestation à 10 000 euros, ça n’a pas de sens. »
La visibilité retrouvée ouvre alors une deuxième phase.
L’IA, promesse d’un pilotage moins chronophage
« La première étape, c’est l’analyse : voir de quoi on parle, sinon les acheteurs s’épuisent sur des demandes à faible valeur qui peuvent être automatisées. »
« On aimerait une plateforme qui, à partir du besoin, propose deux ou trois fournisseurs à consulter, avec le courriel presque prêt. On compte énormément sur l’IA. »
« On n’a pas trouvé sur le marché quelque chose de convaincant. Ce sont les achats spécifiques qui prennent du temps et pour lesquels il faut simplifier la consultation. »
Sur ce dernier terrain, les échanges portent surtout sur des attentes, non sur des résultats déjà démontrés.





