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Agences & organisations
le 1 septembre 2026
par Tanguy Leclerc

Le business des agences événementielles progresse malgré une visibilité toujours réduite

Chiffre d’affaires signé en hausse, retour des compétitions et clients plus fidèles : le baromètre de LÉVÉNEMENT confirme la bonne dynamique du marché au deuxième trimestre 2026.

Après un début d’année marqué par l’attentisme, le marché événementiel reprend des couleurs. La deuxième vague du baromètre économique de LÉVÉNEMENT, réalisée en juillet auprès des dirigeants des agences membres de l’organisation professionnelle, fait apparaître une activité bien orientée au deuxième trimestre 2026. Le business est là, les consultations repartent et, surtout, la confiance revient.

Premier indicateur : 58 % des agences interrogées déclarent une progression de leur chiffre d’affaires signé par rapport au deuxième trimestre 2025. Pour celles-ci, la hausse atteint même 20 % en moyenne. Un signal encourageant qui se double d’un regain d’activité commerciale : 41 % des répondants constatent davantage de compétitions qu’au premier trimestre.

Mais la bonne nouvelle vient peut-être davantage des projets qui échappent justement aux appels d’offres. Leur nombre progresse de 12 % sur un an, signe que les annonceurs tendent aussi à reconduire davantage leurs partenaires. Dans un marché où les compétitions peuvent mobiliser beaucoup de ressources sans garantie de transformation, cette fidélisation constitue un indicateur particulièrement favorable pour les agences.

Le business est là, la visibilité beaucoup moins

Tout n’est pourtant pas redevenu linéaire. Près d’une agence sur deux (48 %) ne dispose encore que d’un à trois mois de visibilité sur son activité. Les budgets ne disparaissent donc pas nécessairement, mais les décisions arrivent plus tard et obligent les équipes à absorber des variations de charge beaucoup plus rapides.

C’est sans doute là que se dessine le nouveau visage du marché. Après plusieurs années de crises successives, les agences ont appris à fonctionner avec des horizons raccourcis. La capacité à mobiliser rapidement les équipes, sécuriser les ressources et produire dans des délais resserrés devient presque aussi déterminante que la créativité elle-même.

La croissance apparaît également plus sélective. Toutes les structures ne profitent pas de la reprise dans les mêmes proportions : celles capables de fidéliser leurs clients, de convertir rapidement les opportunités et d’adapter leur organisation semblent aujourd’hui les mieux placées pour capter les budgets.

« Ce deuxième trimestre confirme que nos agences ne subissent pas le marché : elles s'y adaptent, innovent et avancent. La résilience n'est plus seulement une capacité à résister, elle devient un véritable avantage concurrentiel.» déclare Stéphane Abitbol, Président de LÉVÉNEMENT.

Reste un indicateur qui résume à lui seul l’amélioration du climat : 43 % des dirigeants se déclarent désormais optimistes pour les prochains mois. C’est 18 points de plus qu’au premier trimestre.

De quoi confirmer que l’événementiel n’est pas entré dans une phase de ralentissement, mais plutôt dans un nouveau cycle. Plus court, plus imprévisible et plus exigeant, certes. Mais avec une demande et des volumes d’affaires qui restent, eux, bien orientés.