Supply
Multimodal
le 15 avril 2026
par Jérôme Glaenzlin

L’AUTF et l’ADEME accélèrent la décarbonation des chaînes logistiques

Lors du SITL 2026, l’AUTF et l’ADEME ont officialisé une convention pour structurer la décarbonation des chaînes logistiques. Le partenariat vise à accompagner les chargeurs dans l’évolution de leurs flux de transport, avec des solutions plus sobres et adaptées aux réalités du terrain. Il doit permettre d’accélérer la transformation des organisations logistiques dans la durée.
Signature de la convention entre l’AUTF et l’ADEME au SITL 2026.

La décarbonation du transport et de la logistique s’impose comme un enjeu opérationnel majeur. Et ça, l’ADEME (Agence de la transition écologique) et l’AUTF (Association des utilisateurs de transport de fret) l’ont bien compris. C’est dans cette optique qu’elles ont officialisé, lors du SITL 2026, la signature d’une convention visant à structurer la transformation des flux de transport et des organisations logistiques. Ce partenariat s’inscrit dans la continuité d’une collaboration engagée de longue date entre les deux organisations. Il vise à accompagner les chargeurs dans l’évolution de leurs schémas de transport, alors que les contraintes environnementales et opérationnelles se renforcent.

Les entreprises doivent aujourd’hui adapter leurs flux pour réduire leur impact carbone, sans dégrader la performance de leurs opérations. Cela passe par une meilleure organisation des transports, mais aussi par une capacité à intégrer de nouvelles solutions dans des chaînes logistiques souvent complexes.

Les chaînes logistiques en pleine transformation

La convention repose sur plusieurs axes concrets pour faire évoluer les pratiques. Le premier concerne l’électrification du transport routier. Si les solutions se développent, leur intégration reste progressive. Elle suppose d’adapter les tournées, de repenser les points de recharge et de gérer de nouvelles contraintes d’exploitation. Le deuxième axe porte sur le report modal. Le recours au ferroviaire et au fluvial permet de réduire les émissions, mais impose de revoir l’organisation des flux. Les entreprises doivent adapter leurs délais, leurs volumes et leurs points de passage pour rendre ces solutions viables.

Le troisième axe concerne la mutualisation. En partageant les flux entre plusieurs acteurs, les chargeurs peuvent optimiser les taux de remplissage et réduire les kilomètres parcourus. Cette approche permet également de faciliter le recours à des modes massifiés.

Au-delà de ces leviers, la convention vise à accompagner les entreprises dans la transformation concrète de leurs organisations. Elle doit leur permettre de mieux identifier les solutions disponibles et de structurer des démarches adaptées à leurs contraintes opérationnelles. Reste désormais à transformer ces orientations en actions concrètes sur le terrain.