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Mobilités
le 20 octobre 2026
par Jérôme Glaenzlin

BEAUMANOIR : « Si nous pouvons utiliser le rail, nous n’allons pas nous en priver »

Présente aux HA Supply Days, organisés les 7 et 8 octobre 2026 à Deauville, Marie-Noëlle Fauvel, acheteuse transport au sein du Groupe Beaumanoir, a partagé sa vision des enjeux de décarbonation des flux logistiques. Entre développement du ferroviaire, limites des infrastructures et alternatives au transport routier, elle revient sur les leviers permettant de concilier réduction de l’empreinte carbone, fiabilité des livraisons et maîtrise des coûts.

« Si on peut utiliser le rail, on ne va pas s’en priver. » Pour Marie-Noëlle Fauvel, acheteuse transport au sein du Groupe Beaumanoir, le ferroviaire constitue un levier pour réduire l’empreinte carbone des flux logistiques, conformément aux objectifs RSE de l’entreprise.

Au-delà de son intérêt environnemental, le rail offre également une plus grande souplesse dans la gestion des flux. En allongeant certains délais de transit, il permet notamment de libérer des conteneurs présents sur les terminaux et de mieux réguler les arrivées de marchandises dans les entrepôts.

Mais son déploiement se heurte encore à des obstacles. Le manque d’infrastructures ferroviaires limite les possibilités de développement, notamment sur certains sites bretons du groupe. À l’inverse, le site de Montierchaume bénéficie d’une ligne exploitable et économiquement pertinente.

Pour poursuivre sa trajectoire de décarbonation, Beaumanoir explore donc d’autres solutions, comme le transport fluvial par barge, tout en développant l’utilisation de carburants alternatifs, notamment le HVO et le B100, pour les flux routiers.

« Aujourd’hui, on ne peut pas se couper du routier », rappelle Marie-Noëlle Fauvel. L’enjeu est ainsi de diversifier les modes de transport, en tenant compte de la disponibilité des infrastructures, de la fiabilité des délais et des coûts, sans perdre de vue l’objectif de réduction des émissions.