Le Cigref réunit les principaux grands comptes français utilisateurs de numérique, publics et privés. Au-delà des échanges entre pairs, il s’agit aussi pour les DSI d’influencer leur écosystème comme les pouvoirs politiques, en France et en Europe. Emmanuel Sardet, président du Cigref, revient, dans cette interview vidéo, sur tous les sujets du moment pour les DSI. La gestion des relations fournisseurs, notamment, est un des sujets essentiels et récurrents au Cigref et l’âge du Cloud a plutôt renforcé la pertinence des réflexions à ce niveau. Les pratiques des éditeurs de logiciels (ou de SaaS), notamment, font l’objet de fortes contestations, en particulier à cause d’une sur-inflation des coûts qui est injustifiable. Echapper totalement aux dépendances semble pour l’heure impossible mais il est important que les entreprises choisissent et assument les dépendances qui les affectent, y compris sur des sujets tels que la bureautique.
La bureautique est aussi la face visible d’un pilier de l’IT : la gestion de l’identité. Cela complique singulièrement la recherche d’alternatives. Malgré tout, les DSI recherchent aujourd’hui des alternatives aux grandes dépendances qui fragilisent la résilience de leurs entreprises. Encore faut-il que les alternatives soient elles-mêmes pérennes ! Le recours à certaines solutions, notamment open-sources, comporte aussi parfois des exigences en expertises. Le Cigref soutient l’initiative du Tosit mais Emmanuel Sardet, président du Cigref, considère que les entreprises utilisatrices ont besoin de se reposer sur un écosystème de partenaires. Enfin, la grande rupture vécue par les adhérents du Cigref, c’est évidemment l’IA. Pour Emmanuel Sardet, l’IA n’est pas une mode qui passera même si des sujets comme la soutenabilité doivent être pris en compte. Au sein même de la DSI, des gains considérables peuvent être constatés grâce à l’IA mais sur des points très précis.
Pour Emmanuel Sardet, quatre défis peuvent être d’ores et déjà analysés pour les DSI dans les prochains mois et années. La problématique de l’équilibre économique entre le coût et la valeur est sans doute le tout premier sujet. L’autonomie stratégique, l’IA et les cyber-risques demeurent bien sûr également de réelles difficultés. Enfin, de manière transverse, la question des talents, des savoir-faire et de l’opérationnalisation, ne doit pas être oubliée.