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Grands événements
le 16 septembre 2026
par Tanguy Leclerc

Days de l'Événementiel : Paroles de speaker / Emmanuelle Sebban-Goldenberg / RATP

La Responsable du centre d'expertise événements du Groupe RATP interviendra aux Days de l’Événementiel sur l'intérêt de faire de ses collaborateurs les moteurs de l'événement. Elle nous livre en avant-première ses convictions.

La co-construction est-elle réellement un levier d'engagement des collaborateurs ?

 E.S-G. : Elle l'est, mais à condition qu'elle soit sincère. Les collaborateurs s'engagent beaucoup plus facilement lorsqu'ils ont le sentiment d'être écoutés et de pouvoir réellement contribuer. Leur implication dans la construction d’un événement permet surtout de constituer un programme qui répond à leurs attentes, qui leur ressemble. La co-construction peut prendre de nombreuses formes : participer au programme, animer un atelier, partager une expérience, témoigner sur un projet ou encore contribuer à l'organisation. Ce qui compte surtout, c'est de leur donner une vraie place.

D'ailleurs, les attentes ont beaucoup évolué. Les événements très descendants, où l'on écoute pendant plusieurs heures sans vraiment participer, fonctionnent moins bien qu'avant. Les collaborateurs ont envie d'échanger, de partager leurs idées, de mettre en valeur leurs réussites et de contribuer à une réflexion collective. Quand ils passent du statut de spectateur à celui d'acteur, ils se sentent davantage concernés et développent un sentiment de fierté et d'appartenance plus fort.

 Quels sont les principaux freins à lever pour réussir à mobiliser les collaborateurs autour d'un événement ?

E.S-G. : Le premier frein, c'est souvent le manque de sens. Aujourd'hui, les collaborateurs ont besoin de comprendre pourquoi ils se réunissent. Qu'est-ce que cet événement va leur apporter ? Quel est l'objectif ? Ces objectifs doivent être clair dès la phase de construction pour trouver du sens à la mobilisation. 

 Le deuxième frein, c'est le temps. Les agendas sont chargés et participer à la construction d’un événement et à l’événement lui-même peut parfois être perçu comme une contrainte. Il faut donc proposer une méthode, des groupes de travail adaptés et anticiper la charge de travail pour toute le monde. Le jour J, il faut que le rythme des séquences et la durée de l’événement favorisent l’attention permanente.

 Enfin, le troisième frein est le manque de rôle concret défini dans la construction d’un événement. Impliquer une personne sans lui dire ce qu’on attend d’elle ne favorisera pas son engagement. Le pilotage d’un événement doit être d’autant plus précis que le nombre de personnes impliquées est important. 

 Comment prolonger la dynamique créée par l'événement pour qu'elle produise des effets durables ?

E.S-G. : Participer au succès d’un événement est une vraie fierté, et il est important de valoriser ce rôle et de remercier les personnes impliquées, de faire un retour d’expérience sur tout le process.  La communication post événement joue tout son rôle dans cet objectif : revenir sur les temps forts, valoriser les personnes dans les coulisses en utilisant tout l’écosystème de communication pour en parler. Le plus important, c'est de ne pas considérer l'événement comme une fin en soi. Il faut entretenir la dynamique dans le temps : donner un prochain rendez-vous, lancer d’autres groupes de travail, confier une mission aux ambassadeurs qui ont participé à la construction, et donner envie à d’autres collaborateurs de s’impliquer sur de futurs événements.