Les trois points à retenir
La valeur se joue autant dans la qualité/interopérabilité des données que dans la vitesse d’adoption Les métiers basculeront vers le pilotage d’agents et la gestion des exceptions, avec l’humain en arbitre De nouveaux modèles émergeront : robotisation servicielle et reverse supply au service du clientLes usages de l’IA se multiplient sur le terrain
« On a branché un modèle sur 27 ans de pannes ; tant que les données n’étaient pas structurées, il se trompait plus qu’un débutant. Après la remise en forme des données, la quatrième version commence à proposer la bonne pièce avant la tournée. »
« Les jumeaux numériques redessinent nos schémas directeurs et optimisent les tournées au plus près du terrain. »
« Dans un entrepôt e-commerce, un modèle « boîte noire » a atteint 98,5 % de fiabilité sur 50 000 références : il fallait surtout lui faire confiance. »
Descendre dans la mine pour extraire l’or des données
« La première étape, c’est de structurer l’intégralité des données : le commentaire libre de 2007 est inutilisable tel quel. »
« Les données issues des ERP sont souvent mieux rangées qu’on ne le croit ; on peut déjà faire beaucoup en interne. »
« N’idéalisez pas : les données n’étaient pas 100 % fiables avant l’IA, elles ne le deviendront pas par magie. »
« On n’exploite que 10 % de ce qu’on a ; en croisant avec fournisseurs et clients, le terrain de jeu explose. »
Dopées à l’IA, les tâches se déplacent de l’exécution vers le pilotage et l’exception
« L’IA agentique ne donnera plus seulement des conseils : elle prendra des décisions opérationnelles. »
« Des métiers d’approvisionnement seront radicalement transformés : moins d’exécution, plus de gestion des exceptions. »
« L’humain restera dans la boucle pour cadrer l’intention, piloter les agents et dire : attention, là, tu dérailles ! »
« Comme à chaque vague, des emplois disparaîtront et d’autres naîtront ; la clé sera l’adaptation rapide. »
Une transformation qui s’insinue dans les systèmes d’information
« Contrairement aux modes passées, ici ça marche et ça transforme : il faut persévérer. » « L’IA va s’infuser par étapes dans nos APS, WMS et TMS ; on la vivra au quotidien plus qu’on ne la verra. » « Il faudra accepter une part d’opacité, tout en gardant la main pour corriger les dérives et les drifts. » « Le vrai avantage viendra de la vitesse d’adoption et de l’apprentissage en continu, pas seulement de la techno. »
Les agents orchestreront, l’humain gardera le cadre et la responsabilité à préciser
« Demain, un agent orchestrera le processus et sollicitera l’humain seulement quand il manque une information. » « Très vite, des agents parleront à d’autres agents ; nous serons surtout notifiés et garants du cadre. » « Reste une question de gouvernance : quand l’IA se trompe, qui est responsable ? »
« Inutile de la challenger en permanence ; mieux vaut l’entraîner intensément et fixer des garde‑fous, y compris énergétiques. »
L’IA bouleversera‑t‑elle les business models ?
« De nouvelles chaînes de valeur émergent, du dernier kilomètre à l’économie circulaire. »
« La livraison autonome arrive plus vite qu’on ne le pense ; cela bousculera les réseaux et les métiers de terrain. »
« Une économie des robots va émerger, avec réparation, assistance et services comme nouveaux relais de valeur. »
« La Reverse Supply deviendra centrale : récupérer, dépoter, recycler et planifier la ressource matière. » « L’orchestration bout‑en‑bout au service du client primera ; la différenciation passera par l’exécution et l’humain. »