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Industrie
le 18 février 2026
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Implantation et supply chain : la nouvelle bataille des métropoles françaises

À l’heure où l’implantation devient un levier stratégique de performance, le Baromètre Arthur Loyd 2025 révèle les métropoles françaises les plus attractives et résilientes. Au-delà du classement, l’enjeu est clair pour les directions supply chain : identifier les territoires réellement capables d’accueillir durablement activités logistiques, industrielles et tertiaires.

Les métropoles ne se valent plus lorsqu’il s’agit d’accueillir une supply chain. Les décisions d’implantation conditionnent désormais directement la performance opérationnelle. Ainsi, les directions supply doivent identifier des territoires capables d’accueillir durablement des activités logistiques, industrielles et tertiaires. En ce sens, le Baromètre Arthur Loyd 2025 apporte un éclairage utile en classant les métropoles françaises selon leur attractivité et leur résilience.

Publié par le premier réseau français de conseil en immobilier professionnel, le baromètre compare 50 grandes zones urbaines à partir de 75 critères liés à l’économie, à l’accueil des entreprises, aux transports et à la qualité de vie. Mais derrière le classement, l’enjeu est très concret : la capacité réelle d’un territoire à accueillir une activité logistique ou industrielle dans de bonnes conditions.

Certaines métropoles bien classées montrent encore des limites. Toulouse, première des très grandes métropoles, manque d’espaces tertiaires et logistiques adaptés. Bayonne, en tête des agglomérations de taille moyenne, dispose de peu de capacités d’extension pour les activités industrielles et logistiques. À l’inverse, Montpellier, Rennes ou Angers bénéficient d’un marché immobilier plus dynamique et de projets d’aménagement structurants.

Toulouse confirme sa place de leader parmi les très grandes métropoles françaises.

Dans l’étude, Cevan Torossian, Directeur du département Études & Recherche d’Arthur Loyd, rappelle que les positions acquises ne suffisent plus. « Cette édition confirme que l’attractivité territoriale ne repose pas uniquement sur des positions acquises, mais sur la capacité des territoires à activer durablement leurs leviers économiques, démographiques et urbains », analyse-t-il. Pour les directions supply, cela signifie qu’un territoire performant est avant tout un territoire capable d’anticiper et d’investir.

Tout ne se joue pas sur l’immobilier.

Le baromètre met aussi en avant le rôle des talents et des transports. Toulouse, Montpellier ou Angers affichent une croissance démographique soutenue et un fort taux de diplômés de l’enseignement supérieur. Dans un contexte de tensions de recrutement, cet accès aux compétences devient déterminant pour sécuriser une implantation. Les transports comptent tout autant. Les métropoles qui investissent dans les transports collectifs et les mobilités décarbonées améliorent leur accessibilité et facilitent les déplacements quotidiens. Rennes, Lyon ou Grenoble bénéficient ainsi d’infrastructures qui soutiennent l’activité économique.

" Les métropoles qui se hissent durablement sur les podiums sont celles qui parviennent à construire un écosystème équilibré, combinant attractivité résidentielle, qualité du cadre de vie et solutions de mobilité efficaces "

Dans le baromètre, Cevan Torossian insiste sur la nécessité d’un équilibre global. « Les métropoles qui se hissent durablement sur les podiums sont celles qui parviennent à construire un écosystème équilibré, combinant attractivité résidentielle, qualité du cadre de vie et solutions de mobilité efficaces », précise-t-il. Le coût du logement, la rareté du foncier ou encore le niveau d’investissement dans les activités liées à la transition énergétique restent néanmoins des points de vigilance. Pour les entreprises engagées dans des stratégies bas carbone, ces éléments deviennent déterminants.

Pour les acteurs de la supply chain, l’enjeu dépasse donc le simple classement. Il s’agit de choisir un territoire capable d’accueillir l’activité, de recruter, de transporter efficacement et de soutenir la croissance. C’est finalement bien clair : la compétitivité territoriale passe désormais par la supply chain.