
On pourrait croire à un canular de 1er avril , mais l’information est tout ce qu’il y a de plus sérieuse : Netflix, en partenariat avec le Centre national du livre s’apprête a lancé son Book Festival, du 16 au 18 octobre prochain. Trois jours gratuits consacrés aux liens entre littérature et audiovisuel.
L’initiative est aussi vertueuse qu’astucieuse. Car si le désamour des Français pour la lecture ne cesse de s’accentuer, les écrans n’y sont évidemment pas étrangers. La dernière étude CNL/Ipsos bva mesure à seulement dix-huit minutes le temps quotidien consacré à la lecture loisir, contre près de trois heures passées devant les écrans. Plus inquiétant : chez les 16-19 ans, plus d’un jeune sur trois ne lit plus du tout.
Et c’est là que l’histoire devient savoureuse. Netflix, symbole de ces soirées passées à enchaîner les épisodes plutôt qu’à tourner les pages, pourrait contribuer à nous ramener vers les livres. Car derrière nombre de séries et de films qui nous captivent se cachent précisément des romans.
La plateforme revendique ainsi plus de 9 milliards de vues dans le monde en 2025 pour ses adaptations littéraires, soit près de 20 % des heures visionnées. À sa manière, Netflix est donc devenu un gigantesque prescripteur de littérature. Combien ont découvert Le Jeu de la dame, La Chronique des Bridgerton ou Lupin par l’écran avant d’avoir envie de remonter à la source ?
Réunir lecteurs et spectateurs le temps d’un festival prend alors tout son sens. Peu importe finalement la porte par laquelle on entre dans une histoire, pourvu qu’elle donne envie d’en ouvrir d’autres.
Et pourquoi pas, cette fois, en tournant des pages.





