Pouvez-vous nous présenter le Réseau Entreprendre ?
Nous sommes un réseau associatif d’accompagnement à la création, à la reprise et au développement d’entreprises. Nous avons 141 implantations dans dix pays. En France, nous sommes présents sur tout le territoire, y compris outre-mer. Notre action repose sur des chefs d’entreprises qui vont bénévolement aider leurs pairs.
Notre modèle organisationnel est fédéral : chaque association locale est très insérée dans son territoire.
Notre accompagnement comprend un soutien humain dans la durée ainsi qu’une aide financière avec des prêts d’honneur. Ceux-ci reposent sur des fonds privés, nos fonds propres et des fonds issus de partenaires, ainsi que sur des fonds publics français et européens.
Comment est organisée votre IT ?
L’IT est centralisée au sein de la fédération, notamment avec les outils socle et métiers. Il s’agit de garantir la cohérence, la pérennité des processus et la garantie d’interopérabilité. Nos outils ne sont pas rigides et les associations locales conservent donc une souplesse opérationnelle.
L’IT sert au pilotage associatif, à l’animation du réseau et à l’accompagnement des entrepreneurs.
Quelles sont les grandes lignes de votre architecture IT ?
Notre IT est essentiellement dans le Cloud. Nous avons effet une logique de service aux associations locales tout en garantissant une vision globale de la sécurité. La mutualisation est la règle. Nous avons quelques outils propres.
Quel processus nécessitait une refonte de l’IT ?
L’un de nos processus clé est le suivi des candidatures d’entrepreneurs. Il mobilise tout le monde : les candidats, les bénévoles…
Ce processus est strict. Les associations locales ont un tronc commun à mettre en place.
Mais nous faisons face à une croissance de plus en plus forte des demandes d’accompagnement, avec plus de 1000 dossiers à l’année. Mais nous n’avions aucune visibilité au niveau fédéral.
Il nous fallait donc mettre en place un outil.
Notre méthodologie met en avant les relations humaines. Il nous fallait donc éviter l’IA. Nous avions des outils répondant à des besoins limités et sans pilotage. Ajoutons que nos bénévoles, qui consacrent gratuitement du temps à leurs pairs, ne peuvent pas perdre de ce précieux temps. Notre solution devait donc être innovante et ergonomique.
Pourquoi avez-vous opté pour la plateforme No Code de Kis ?
La directrice de Kis est membre du réseau et nous nous connaissions donc. Dès le départ, nous cherchions un outil No Code et français. Kis correspondait à nos attentes et à notre esprit associatif.
Kis permet de convertir rapidement des idées en outils sans projets longs et complexes.
Comment avez-vous mené la création de l’outil pour le suivi des candidatures ?
Nous avons démarré un démonstrateur en décembre 2024 dans une association locale. Nous avons ensuite procédé par itérations. Puis nous avons déployé par étapes tout en poursuivant la coconstruction. Le fait que la solution soit en PaaS a évidemment facilité les choses. Le démonstrateur initial a été réalisé de manière très simple.
Le projet a duré un peu plus d’un an car, évidemment, les bénévoles ont des disponibilités limitées. Avec cette technologie et dans d’autres circonstances, le projet aurait pu être réalisé en moins de deux mois. Notre mode de coconstruction peut être longue : nous avançons à la vitesse des associations !
Quel bilan tirez-vous du projet ?
Tous ceux à qui nous présentons le projet sont enthousiastes. Nous gagnons un temps considérable avec cette plateforme No Code. Auparavant, chaque dossier nécessitait deux à trois heures contre moins d’une heure désormais. De plus, nous avons une vraie visibilité sur les dossiers et nous fiabilisons les données.
Pour l’instant, nous n’avons pas encore commencé d’autre projet sur Kis mais nous avons des groupes de travail qui réfléchissent à d’éventuels autres usages.