A tout seigneur tout honneur, la première place sur le podium des investissements du sommet Choose France 2026 revient sans suspens au géant Amazon qui annonce la création à venir de trois nouveaux sites logistiques en Pays de la Loire, Île-de-France et Nouvelle-Aquitaine. Avec le centre de distribution prévu à Ensisheim, ces quatre sites représentent plus de 400 millions d’euros d'investissements et devraient entraîner la création de plus de 3 000 emplois en CDI.
Développement de nouveaux parcs logistique
Le spécialiste américain de la logistique GXO va quant à lui investir sur trois sites portés respectivement par le discounteur Action, le pure player e-commerce Zalando et la multinationale Unliver. Pour Action, GXO doit ouvrir un nouveau site de 80 000 m² à Onnaing, dans le Nord. Pour Zalando, il prévoit par moins de 500 recrutements à Montereau-sur-le-Jard, en Seine-et-Marne, d'ici fin 2026. Et pour Unilever, un partenariat de 10 ans avec Unilever donnera naissance à un entrepôt automatisé de 60 000 m², générant près de 200 recrutements à Ferrières-en-Gâtinais, dans le Loiret.
En termes d’immobilier, la foncière belge 22 VGP rappelle la position stratégique de la France sur la carte de la logistique européenne en programmant un investissement de plus de 1,5 Md€ d’ici à 2031 pour livrer un million de m2 de bâtiments semi-industriels et de parcs d’activité logistique.
Quand l’industrie est en forme, la logistique aussi
Les bonnes nouvelles viennent aussi d’industriels qui entendent renforcer et moderniser leurs capacités logistiques en lien avec le développement de leurs centres de fabrication implantés sur le territoire. C’est le cas notamment du groupe biopharmaceutique allemand Sartorius AG qui prévoit un programme de modernisation de ses capacités de production et un nouveau centre logistique automatisé à Aubagne, dans le cadre d’un programme pluriannuel d'extension de ses capacités en France avec plus de 50 M€.
Le leader allemand des machines agricoles Claas prévoit également d’investir 50 M€ en France sur les trois prochaines années, pour moderniser et décarboner ses installations et pour renforcer les activités de fabrication et de logistique.
Le géant suédois du meuble Ikea va de son côté investir 35 millions d’euros en France, bien sûr pour ouvrir dix nouveaux magasins, mais aussi pour conforter sa stratégie de livraison multimodale par la Seine avec une nouvelle plateforme logistique sur le site de Port Victor (Paris 15e). Ce site permettra de développer les volumes livrés par la Seine depuis le futur centre logistique de Limay (78) jusqu'au port, puis en véhicules électriques jusqu'au domicile des clients parisiens.
Le groupe américain PPG, spécialisé dans la chimie et les peintures industrielles va quant à lui consacrer quelque 40 millions d’euros à un programme d’efficacité opérationnelle incluant l’internalisation complète de sa logistique.
Quelques millions d’euros pour la décarbonation du transport
Enfin, le secteur du transport de fret devrait également lourdement investir, notamment dans sa décarbonation. C’est le cas, en particulier de l’allemand DHL qui affiche 160 millions d’euros d’investissements au compteur en 2026 et 2027 et vise une logistique à zéro émission nette d’ici 2050. Ses leviers seront l’utilisation de carburant d'aviation durable (SAF), l’électrification de sa flotte et le développement de l'énergie solaire.
Le groupe polonais Inpost spécialisé dans la livraison de colis et propriétaire de Mondial Relay prévoit quant à lui d'investir au moins 500 millions d’euros en France d'ici 2030, en mettant l'accent sur l'expérience client et l'automatisation de ses centres de distribution.
Loin d’occuper les premières places sur les cartes maritimes européenne, les ports français devraient aussi profiter de cette manne financière, grâce à l’espagnol Boluda qui prévoit un programme d’investissement de plus de 250 millions d’euros sur un horizon de trois à cinq ans afin de renforcer les capacités de remorquage dans les ports stratégiques et accompagner la modernisation des infrastructures portuaires.