SupplyAchats
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RetailRetail
le 16 juillet 2026
par Jérôme Glaenzlin

Kiabi : les achats indirects renforcent la résilience des opérations logistiques

Structurer les achats indirects pour mieux sécuriser les opérations. Depuis septembre 2024, Denise Maurice pilote chez Kiabi une direction achats indirects de 400 millions d'euros de dépenses. Au-delà de la performance économique, elle fait des achats de transport et de logistique un levier de résilience en renforçant le pilotage des fournisseurs stratégiques et la maîtrise des risques.

Avec près de 2,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, Kiabi s'appuie sur un réseau de fournisseurs dont certains sont devenus particulièrement stratégiques pour son activité. Depuis septembre 2024, Denise Maurice pilote la direction des achats indirects de l'enseigne. À la tête d'une équipe de six personnes, elle a notamment pour mission de renforcer le pilotage des fournisseurs critiques afin de mieux anticiper les risques et de sécuriser les opérations.

Jusqu'en 2024, chaque direction gérait en effet ses propres achats indirects. La création d'une direction dédiée marque un changement de cap. « Kiabi a compris l'importance d'avoir une direction achats indirects centralisée pour avoir une vision globale et professionnelle des dépenses », explique Denise Maurice. Pour elle, la valeur des achats se crée bien avant la consultation des fournisseurs : « Plus nous arrivons tôt dans les projets, plus nous avons la capacité d'apporter de la valeur. Si les achats interviennent uniquement au moment de la négociation, une partie importante des leviers est déjà perdue. »

5,7 % de gains en 2025

Cette nouvelle organisation a rapidement produit des résultats. En 2025, les achats indirects de Kiabi ont généré 5,7 % de performance sur le périmètre couvert par l'équipe. Un résultat obtenu grâce à un travail plus en amont avec les métiers, dès la définition des besoins. « Aujourd'hui, quand nous travaillons ensemble dès le cahier des charges, nous ne parlons plus de gains de 2 ou 3 %. Sur certains dossiers, nous atteignons 20 à 30 % parce que nous avons revu le besoin et retravaillé le panel fournisseurs. »

Nous avons lancé un programme de Supply Relationship Management parce que nous ne pouvons pas traiter tous les fournisseurs de la même manière

Au-delà des économies, la direction achats s'attache désormais à renforcer la robustesse de la supply chain. L'entreprise a lancé un programme de Supply Relationship Management (SRM) afin de mieux piloter son panel fournisseurs et de concentrer ses ressources sur les partenaires les plus stratégiques. « Nous avons lancé un programme de Supply Relationship Management parce que nous ne pouvons pas traiter tous les fournisseurs de la même manière. Nous concentrons nos efforts sur les catégories et les partenaires les plus critiques pour Kiabi. »

Dual sourcing systématique pour le transport et la logistique

Cette approche concerne tout particulièrement les achats de transport et les prestations liées aux entrepôts, considérés comme des maillons critiques des opérations logistiques. Sur ces catégories, Kiabi privilégie des stratégies de dual sourcing afin de limiter les risques de rupture et de garantir la continuité des activités. Les fournisseurs les plus stratégiques bénéficient par ailleurs d'un suivi régulier afin d'anticiper les risques et de sécuriser la performance opérationnelle.

Pour Denise Maurice, cette montée en maturité ne fait que commencer. « Aujourd'hui, ce qui fait la différence, c'est que les achats sont devenus un véritable business partner pour les métiers. » Une évolution qui, chez Kiabi, dépasse désormais la seule maîtrise des coûts pour contribuer directement à la résilience de la chaîne logistique et à la continuité des opérations