IT
Cas d'usage
le 31 juillet 2026
par Bertrand Lemaire

Les forces de sécurité intérieure choisissent le No/Low Code souverain

L’Agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) a choisi de déployer la plateforme de Ksaar pour développer l’usage maîtrisé d’applications low/no code.
Le général de corps d’armée Marc Boget est le directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI).Le général de corps d’armée Marc Boget est le directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI).

Entité du Ministère de l’Intérieur, l’Agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) est en charge des systèmes d’information de la police et de la gendarmerie nationales. Ces « forces de sécurité intérieure » ont des besoins croissants en outils numériques et leur développement nécessite parfois des délais trop importants. De ce fait, il peut arriver que des agents de terrain prennent des initiatives relevant du shadow IT. Dans un contexte très réglementé et aux fortes exigences en matière de maîtrise et de sécurité, conserver une telle approche est évidemment exclu.

A cela s’ajoute une difficulté purement pratique : l’intégration au cadre général IT. Les systèmes d’authentification, la gestion des accès, les exigences de cybersécurité ou encore les contraintes liées au RGPD bloquent souvent des projets portés par les métiers. Il fallait donc que l’ANFSI puisse fournir un cadre technique maîtrisé respectant ses contraintes réglementaires, de cybersécurité et d’intégration tout en permettant une prise d’initiative locale.

Pour la manipulation de données, l’ANFSI a déployé Grist, outil no-code de gestion de données soutenu par la DINUM (Direction Interministérielle du Numérique). Mais cet outil ne couvre pas l’ensemble des besoins. Après une recherche et des tests de nombreuses solutions Low/No Code, l’ANFSI a choisi la plateforme de l’éditeur français Ksaar qui a été testée à partir de 2024 avant d’être effectivement déployée. Celle-ci va être implémentée de deux façons : d’une part, en premier lieu, le SaaS habituel de l’éditeur pour les projets destinés à être exposés sur Internet, d’autre part, à brève échéance, une instance privée pour les projets strictement internes. Un centre de compétence a été mis en œuvre pour accompagner les utilisateurs. A celui-ci s’ajoute progressivement un soutien communautaire de « citizen developers » échangeant entre pairs afin de diffuser les bonnes pratiques à grande échelle.