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IndustrieIT
le 9 juin 2026
par Jérôme Glaenzlin

La souveraineté numérique s'impose comme un nouveau critère de décision pour les entreprises

Selon une étude menée par efficy et L’Argus de l’assurance auprès de 412 décideurs, la souveraineté numérique s’impose comme un critère stratégique dans les projets de transformation. Sécurité des données, cybersécurité et indépendance technologique influencent désormais les choix technologiques et les relations fournisseurs.
La souveraineté numérique s'impose progressivement comme un critère de choix dans les projets technologiques des entreprises.

La souveraineté numérique n'est plus un sujet réservé aux directions informatiques. Selon l'étude, 91 % des décideurs de l'assurance, de l'industrie et du secteur public considèrent désormais cet enjeu comme important ou stratégique pour leurs projets de transformation.

Cette évolution se traduit déjà dans les décisions opérationnelles. Près de 84 % des organisations interrogées intègrent ou prévoient d'intégrer des critères de souveraineté numérique dans leurs appels d'offres, tandis que 83 % appliquent déjà cette logique à leurs projets d'intelligence artificielle.

« La souveraineté numérique n'est plus un sujet technique ou réglementaire : c'est un levier stratégique », souligne Fabienne Cingoz, Head of Marketing chez efficy.

La conformité réglementaire apparaît comme le principal moteur de cette évolution. Le contexte géopolitique et la multiplication des cyberattaques poussent également les entreprises à mieux maîtriser leurs infrastructures, leurs données et leurs dépendances technologiques.

La sécurité des données figure désormais parmi les principaux critères de choix pour 60 % des répondants. Dans le secteur public, 72 % des décideurs considèrent qu'une solution souveraine doit être locale et soumise au droit français ou européen.

Cette tendance influence directement les relations fournisseurs. Plus de la moitié des organisations déclarent appliquer une politique de souveraineté numérique auprès de leurs partenaires technologiques. Dans les appels d'offres, cela se traduit par des exigences réglementaires renforcées, des critères techniques plus stricts et des contrôles de conformité plus fréquents.

Les solutions souveraines gagnent notamment du terrain dans le cloud, le stockage des données et la cybersécurité, domaines cités par près d'une organisation sur deux.

L'IA accélère le mouvement

L'intelligence artificielle contribue à renforcer ces enjeux. Parmi les organisations ayant engagé des projets d'IA, 83 % déclarent déjà intégrer des critères de souveraineté dans leurs choix technologiques.

Au-delà de la performance des outils, les entreprises cherchent à mieux contrôler leurs données sensibles, sécuriser leur chaîne numérique et renforcer leur autonomie technologique. Près d'une organisation sur deux privilégie désormais des solutions françaises pour accompagner ses développements en matière d'IA.

Cette dynamique s'accompagne d'une structuration progressive des pratiques. Près de la moitié des répondants déclarent avoir déjà mis en place une gouvernance dédiée à la souveraineté numérique, tandis que 40 % envisagent de le faire prochainement. Un signal qui confirme que le sujet devient un enjeu opérationnel à part entière pour les organisations.