IT
Recrutement
le 27 mai 2026
par Bertrand Lemaire

L’IA, nouvel Eden des indépendants

La plateforme de mise à disposition d’experts indépendants Malt vient de publier le Malt Tech Trends 2026 sur les tendances en recherches de talents.
De gauche à droite :Vincent Huguet, DG de Malt, et Benoît Guillon, DSI de Malt.
© Républik / B.L.
De gauche à droite :Vincent Huguet, DG de Malt, et Benoît Guillon, DSI de Malt.

Malt se présente comme une place de marché proposant des experts indépendants dans tous les domaines à des entreprises de toutes tailles. Présent dans une quinzaine de pays, il dispose d’agences dans huit pays européens. Il propose ainsi un million de profils de freelances (avec une progression revendiquée de 20 000 par mois), sur un marché estimé à 6,5 millions sur les pays couverts, à environ 100 000 entreprises (entreprises ayant eu recours au moins une fois à Malt) pour 2,5 millions de missions par an. « Nous accompagnons le mouvement qui amène de plus en plus de talents à travailler en indépendants, pas seulement dans l’informatique » a expliqué Vincent Huguet, DG de Malt, en présentant les résultats de l’édition 2026 du Malt Tech Trends.

Si 80 % des clients de Malt sont des PME, 80 % du chiffre d’affaires de la plateforme est réalisé auprès des grands comptes. Vincent Huguet a relevé : « dans certaines grandes entreprises, il y a des centaines de freelances déployés. » Avec un million de profils et 2,5 millions de missions par an, l’analyse des comportements sur la place de marché donne une bonne image du marché et de ses tendances.

La révolution IA dans les compétences des indépendants

« Les indépendants changent régulièrement leurs profils pour suivre les tendances, ce qui nous permet de suivre en temps réel les évolutions du marché » a confirmé Benoît Guillon, DSI de Malt. Il a ajouté : « la population des indépendants n’a pas le choix : il faut s’adapter aux tendances pour avoir des missions, défi que n’ont pas des salariés. La plupart des indépendants se forment beaucoup et un certain nombre sont également formateurs. » Un quart des indépendants sont dans la tech et la data mais les tendances observées sont générales.

Et la tendance forte de 2026 est l’explosion des demandes et des offres relatives à l’intelligence artificielle (IA). « L’IA est la deuxième compétence la plus demandée sur Malt » a ainsi indiqué la plateforme dans son Tech Trends. Celle-ci relève notamment deux faits significatifs : la demande autour des agents IA a été multipliée par 60 en un an et, concomitamment, le nombre de projets sur la plateforme N8N a été multiplié par 14, atteignant désormais un niveau comparable au langage Java. Face à l’explosion des coûts liés à l’IA, les missions FinOps progressent, de leur côté, de 72%. « 22 % des missions, tout confondues tech/pas tech, ont le mot-clé ‘IA’ » a observé Benoît Guillon. Il a comparé cette omniprésence à une autre : « l’IA devient un standard, comme le digital il y a quelques années ».

Une révolution globale dans le monde du travail

L’IA devenant un sujet essentiel, l’expertise pure de production, y compris de logiciels, cède le pas à la capacité à orchestrer. Orchestrer et organiser plusieurs sources de production, notamment via l’IA/IAG ou humaine, devient un talent-clé. Selon Malt, savoir « coordonner des chaînes de valeur de plus en plus complexes » est au coeur des attentes des entreprises vis-à-vis des experts indépendants qu’elles font travailler.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la tech n’est pas la seule spécialité touchée. C’est bien une tendance générale. Malt relève ainsi : « les compétences liées à l’IA se diffusent désormais dans l’ensemble des métiers, des infrastructures numériques à la cybersécurité, mais aussi dans des fonctions comme le marketing, le design ou le conseil. Pour preuve, dans 22% des briefs non-tech, l’IA est désormais un pré-requis à toute attribution de mission. » Et, inversement, le low code qui était plutôt destiné aux métiers est en train de basculer vers les profils techs.