
Il n’y a pas de JO possibles sans partenaires prêts à participer à leur financement. Maintenant que le COJOP Alpes 2030 a trouvé son premier de cordée en la personne de Geoffroy Roux de Bézieux, l’ancien patron du Medef va pouvoir se concentrer sur une mission clé : convaincre des entreprises de rejoindre l’aventure et porter l’événement jusqu’à l’horizon 2030. Une mission qui débute par la nécessité de restaurer un cadre de travail stable et de coordonner les acteurs. Sa mission : unifier les parties prenantes institutionnelles, sportives et économiques après les crises de gouvernance qui ont marqué le comité d’organisation. « Le job d’une vie », comme il l’a lui-même commenté. Un job qui ne laisse aucun répit surtout. Chaque semaine perdue, c’est un contrat qui ne se signe pas, un doute qui s’installe. Les entreprises arbitrent leurs engagements bien en amont : c’est donc d’ici 2028 que se jouera l’essentiel de la bataille. La crédibilité de la France est en jeu, au lendemain d’un Paris 2024 qui a placé la barre très haut. Reste que les JO sont une aventure singulière, vitrine inégalée mais pari exigeant, dans lequel on ne s’engage pas à la légère. Comment demander aux entreprises de s’y projeter quand la conjoncture française, entre instabilité politique et finances publiques sous tension, nourrit plus d’inquiétude que d’assurance ? C’est là que Geoffroy Roux de Bézieux est attendu : transformer le doute en confiance. Il n’y a plus qu’à foncer, « Dré dans l’pentu » comme disent les Savoyards.





