Une augmentation attendue en 2024 en ligne avec la tendance observée en 2023
- L’augmentation réelle médiane des salaires en France a atteint 4 % en 2023. Dans le détail, l’augmentation salariale médiane en France est relativement homogène selon les catégories socioprofessionnelles, les ouvriers enregistrant toutefois une progression légèrement supérieure, à +4,3 %, principalement due à une volonté claire des entreprises de protéger le pouvoir d’achat des salariés aux revenus les plus bas mais également aux revalorisations du Smic.L’augmentation réelle médiane des salaires en France a atteint 4 % en 2023. Dans le détail, l’augmentation salariale médiane en France est relativement homogène selon les catégories socioprofessionnelles, les ouvriers enregistrant toutefois une progression légèrement supérieure, à +4,3 %, principalement due à une volonté claire des entreprises de protéger le pouvoir d’achat des salariés aux revenus les plus bas mais également aux revalorisations du Smic.
- D’un point de vue sectoriel, le secteur de l’énergie, qui a connu une actualité sociale mouvementée entre fin 2022 et début 2023, a enregistré la plus forte augmentation l’année dernière, avec +4,4 %.D’un point de vue sectoriel, le secteur de l’énergie, qui a connu une actualité sociale mouvementée entre fin 2022 et début 2023, a enregistré la plus forte augmentation l’année dernière, avec +4,4 %.
- Les pressions inflationnistes (66 %), les préoccupations relatives aux tensions accrues sur le marché du travail (44 %) conjuguées à l’anticipation d’une récession ou de résultats financiers plus faibles (28 %) ou les inquiétudes liées aux coûts des matières (24 %) sont les principaux moteurs de l’évolution des budgets d’augmentation salariale des entreprises pour 2024.Les pressions inflationnistes (66 %), les préoccupations relatives aux tensions accrues sur le marché du travail (44 %) conjuguées à l’anticipation d’une récession ou de résultats financiers plus faibles (28 %) ou les inquiétudes liées aux coûts des matières (24 %) sont les principaux moteurs de l’évolution des budgets d’augmentation salariale des entreprises pour 2024.
- Les entreprises françaises prévoient ainsi une augmentation médiane de 4 % en 2024, un chiffre identique à celui finalement observé en 2023. Une hausse qui devrait être légèrement moindre dans le secteur pharmaceutique (3,9 %) ou celui des technologies et médias (3,8 %).Les entreprises françaises prévoient ainsi une augmentation médiane de 4 % en 2024, un chiffre identique à celui finalement observé en 2023. Une hausse qui devrait être légèrement moindre dans le secteur pharmaceutique (3,9 %) ou celui des technologies et médias (3,8 %).
Bien que l’inflation observée en 2023 ait été en baisse par rapport à 2022, les entreprises font le choix, en prévision de l’année 2024, de maintenir des budgets d’augmentation comparables à ceux attribués en moyenne l’an dernier. Il est néanmoins important de noter que les entreprises qui étaient les plus généreuses en 2023 prévoient de revoir légèrement leurs budgets à la baisse pour l’année 2024 : une entreprise sur quatre avait, en effet, attribué des augmentations salariales supérieures à 5 % en 2023 alors que qu’elles ne sont plus que 10 % à prévoir d’attribuer des augmentations salariales moyennes aussi significatives en 2024.
Des augmentations salariales généralisées
- Alors qu’en 2020, 63 % des entreprises seulement avaient attribué des augmentations salariales, ce chiffre s’est élevé à 96 % en 2023. Alors qu’en 2020, 63 % des entreprises seulement avaient attribué des augmentations salariales, ce chiffre s’est élevé à 96 % en 2023.
- Près des deux tiers (64 %) des entreprises ont ainsi constaté une hausse de leurs coûts liés à la rémunération globale (salaires, bonus, intéressement/participation, intéressement à long terme, avantages sociaux, etc.) qu’elles ont principalement financé via :Près des deux tiers (64 %) des entreprises ont ainsi constaté une hausse de leurs coûts liés à la rémunération globale (salaires, bonus, intéressement/participation, intéressement à long terme, avantages sociaux, etc.) qu’elles ont principalement financé via :l’écoute et la compréhension des attentes des salariés et l’optimisation de la rétribution globale (48 %),la réduction des autres coûts RH, par exemple via une réduction des effectifs (28 %), l’augmentation de leurs prix (28 %).
Les augmentations annuelles ne sont plus la seule réponse
- Au-delà des augmentations annuelles, les entreprises mettent en œuvre d’autres leviers pour répondre à l’inflation, aux tensions du marché de l’emploi et à l’évolution des attentes des salariés.Au-delà des augmentations annuelles, les entreprises mettent en œuvre d’autres leviers pour répondre à l’inflation, aux tensions du marché de l’emploi et à l’évolution des attentes des salariés.
- Sur le plan des rémunérations, 62 % des entreprises ont ainsi engagé une refonte de leur politique de rémunération pour les segments de talents les plus en tension, 57 % ont revu à la hausse leurs grilles de rémunération à l’embauche pour les jeunes diplômés, et 56 % ont proposé des salaires à l’embauche dans le haut de la fourchette applicable afin d’être compétitives et d’attirer les meilleurs talents.Sur le plan des rémunérations, 62 % des entreprises ont ainsi engagé une refonte de leur politique de rémunération pour les segments de talents les plus en tension, 57 % ont revu à la hausse leurs grilles de rémunération à l’embauche pour les jeunes diplômés, et 56 % ont proposé des salaires à l’embauche dans le haut de la fourchette applicable afin d’être compétitives et d’attirer les meilleurs talents.
- D’autre part, sur le plan extra-financier, 78 % des entreprises ont opéré une refonte générale de leur expérience salarié, 78 % ont accordé une attention accrue à l’équité, la diversité et l’inclusion et, enfin, 70 % ont introduit davantage de flexibilité au travail, notamment par la possibilité de télétravail.D’autre part, sur le plan extra-financier, 78 % des entreprises ont opéré une refonte générale de leur expérience salarié, 78 % ont accordé une attention accrue à l’équité, la diversité et l’inclusion et, enfin, 70 % ont introduit davantage de flexibilité au travail, notamment par la possibilité de télétravail.