Des cadres épanouis mais qui tirent sur la corde
- La majorité des cadres interrogés (86 %) se disent épanouis dans leur travail, ils sont également 4 sur 5 à se déclarer attachés à leur entreprise. On décèle néanmoins chez eux une volonté croissante de « lever le pied » ;La majorité des cadres interrogés (86 %) se disent épanouis dans leur travail, ils sont également 4 sur 5 à se déclarer attachés à leur entreprise. On décèle néanmoins chez eux une volonté croissante de « lever le pied » ;
- Avec le développement du travail hybride, la frontière entre le travail et la vie de famille s’est estompée. Le travail prend plus de place et la difficulté à déconnecter s’est accrue. L’équilibre vie personnelle / vie professionnelle se dégrade pour 78 % des cadres interrogés (- 5 points en un an) ;Avec le développement du travail hybride, la frontière entre le travail et la vie de famille s’est estompée. Le travail prend plus de place et la difficulté à déconnecter s’est accrue. L’équilibre vie personnelle / vie professionnelle se dégrade pour 78 % des cadres interrogés (- 5 points en un an) ;
- Sur-sollicités, les cadres n’échappent pas au phénomène du quiet quitting. Plus d’un tiers d’entre eux (36 %) indiquent ne pas vouloir s’investir plus que nécessaire dans les missions qui sont les leurs et 7 % affirment même envisager de moins s’impliquer dans leur travail cette année ;Sur-sollicités, les cadres n’échappent pas au phénomène du quiet quitting. Plus d’un tiers d’entre eux (36 %) indiquent ne pas vouloir s’investir plus que nécessaire dans les missions qui sont les leurs et 7 % affirment même envisager de moins s’impliquer dans leur travail cette année ;
- L’attractivité du rôle managérial ne fait plus recette : seulement 2 jeunes cadres sur 5 aspirent à devenir manager, les autres étant notamment rebutés par le stress inhérent à cette responsabilité.L’attractivité du rôle managérial ne fait plus recette : seulement 2 jeunes cadres sur 5 aspirent à devenir manager, les autres étant notamment rebutés par le stress inhérent à cette responsabilité.
De nouvelles formes de travail pour davantage de flexibilité
- Aujourd’hui, le travail à distance est devenu la norme pour les cadres, les trois-quarts des entreprises (72 %) ayant mis en place un accord dédié (+6 points en un an). Mais les cadres sont en demande de davantage de flexibilité et d’indépendance ;Aujourd’hui, le travail à distance est devenu la norme pour les cadres, les trois-quarts des entreprises (72 %) ayant mis en place un accord dédié (+6 points en un an). Mais les cadres sont en demande de davantage de flexibilité et d’indépendance ;
- Tentés par de nouvelles formes de travail, 3 cadres sur 5 envisagent le mode nomade. Près d’un quart le pratique d’ailleurs déjà, majoritairement des jeunes (18-34 ans) et des cadres gagnant plus de 90 k€ ;Tentés par de nouvelles formes de travail, 3 cadres sur 5 envisagent le mode nomade. Près d’un quart le pratique d’ailleurs déjà, majoritairement des jeunes (18-34 ans) et des cadres gagnant plus de 90 k€ ;
- Le travail en temps partagé entre différents employeurs intéresse aussi un cadre sur deux (48 %) et a déjà été testé par 14 % d’entre eux. Enfin, les plus enclins à se lancer dans l’intraprenariat sont les cadres de moins de 44 ans et les hauts salaires (plus de 90 k€) ;Le travail en temps partagé entre différents employeurs intéresse aussi un cadre sur deux (48 %) et a déjà été testé par 14 % d’entre eux. Enfin, les plus enclins à se lancer dans l’intraprenariat sont les cadres de moins de 44 ans et les hauts salaires (plus de 90 k€) ;
- Combinant les avantages de l’indépendance et du salariat, le portage salarial a également le vent en poupe chez les cadres. Plus courant dans certains secteurs d’activité comme l’IT ou le BTP, il concerne davantage les jeunes et les hauts salaires. Deux cadres sur cinq interrogés (38 %) envisagent d’y avoir recours et 12 % l’ont déjà pratiqué ;Combinant les avantages de l’indépendance et du salariat, le portage salarial a également le vent en poupe chez les cadres. Plus courant dans certains secteurs d’activité comme l’IT ou le BTP, il concerne davantage les jeunes et les hauts salaires. Deux cadres sur cinq interrogés (38 %) envisagent d’y avoir recours et 12 % l’ont déjà pratiqué ;
- Enfin, la fameuse semaine de 4 jours payée 5 commence à faire son chemin : plébiscitée par 1 cadre sur 5 (21 %) qui souhaiterait l’expérimenter dès à présent, elle séduit jusqu’à 25 % des cadres séniors (55-65 ans).Enfin, la fameuse semaine de 4 jours payée 5 commence à faire son chemin : plébiscitée par 1 cadre sur 5 (21 %) qui souhaiterait l’expérimenter dès à présent, elle séduit jusqu’à 25 % des cadres séniors (55-65 ans).
Des processus de recrutement trop longs qui conduisent au ghosting
- En quête d’évolution, les cadres interrogés se disent prêts, dans les 6 prochains mois, à demander une augmentation (67 %), à changer de poste (32 %), à changer d’entreprise (31 %), à changer de ville ou de région (26 %) ou bien à se reconvertir (24 %) ;En quête d’évolution, les cadres interrogés se disent prêts, dans les 6 prochains mois, à demander une augmentation (67 %), à changer de poste (32 %), à changer d’entreprise (31 %), à changer de ville ou de région (26 %) ou bien à se reconvertir (24 %) ;
- Un cadre sur trois a postulé à une offre d’emploi (31 %) ou a passé un entretien d’embauche (28 %) au cours des 12 derniers mois et près d’un tiers de ceux qui ont reçu une proposition d’embauche l’ont acceptée. Lorsqu’ils ne donnent pas suite, les cadres motivent leur refus par l’inadéquation entre leurs attentes et le niveau de salaire (31 %), les missions (28 %) et/ou les conditions de travail (24 %) proposés ;Un cadre sur trois a postulé à une offre d’emploi (31 %) ou a passé un entretien d’embauche (28 %) au cours des 12 derniers mois et près d’un tiers de ceux qui ont reçu une proposition d’embauche l’ont acceptée. Lorsqu’ils ne donnent pas suite, les cadres motivent leur refus par l’inadéquation entre leurs attentes et le niveau de salaire (31 %), les missions (28 %) et/ou les conditions de travail (24 %) proposés ;
- La majorité des cadres interrogés (72 %) déplorent la durée du processus de recrutement. Avec en moyenne plus de 2 personnes rencontrées au cours de leur entretien d’embauche, les cadres jugent que les entreprises mettent trop de temps à répondre … quand elles répondent ! Si un tiers des entreprises ne donnent plus de nouvelles aux candidats rencontrés, de leur côté, la moitié des cadres avoue qu’il leur est déjà arrivé de “ghoster” leur interlocuteur après un entretien.La majorité des cadres interrogés (72 %) déplorent la durée du processus de recrutement. Avec en moyenne plus de 2 personnes rencontrées au cours de leur entretien d’embauche, les cadres jugent que les entreprises mettent trop de temps à répondre … quand elles répondent ! Si un tiers des entreprises ne donnent plus de nouvelles aux candidats rencontrés, de leur côté, la moitié des cadres avoue qu’il leur est déjà arrivé de “ghoster” leur interlocuteur après un entretien.
Pour ne pas perdre de candidat dans cette phase délicate de recrutement, les entreprises doivent faire preuve de spontanéité et de transparence dans les échanges avec leurs futurs collaborateurs, réduire au maximum le nombre d’étapes et ne plus hésiter à faire preuve de créativité pour sortir du lot en proposant par exemple le recrutement en une journée ou la suppression de la période d’essai.
Concepts clés et définitions :#Processus de recrutement