En 2025, Done a sauvé 10 millions de produits non alimentaires invendus, pour une valeur marchande de 26,2 millions d’euros, et réalisé 3 566 missions consistant à redistribuer ces invendus à 300 associations bénéficiaires.
Done se rémunère via une commission facturée aux donateurs, à hauteur d’environ 15 % de la valeur des produits déstockés.
Une ambition européenne portée par un nouveau directeur général
Les activités de Done sont, pour l’instant, cantonnées à la France. Mais la nomination du nouveau directeur général, Thibaut Brecville, intervenue en début d’année, devrait être suivie d’un élargissement du terrain de jeu de l’entreprise à d’autres pays européens aux dispositifs fiscaux comparables en matière de don.
« L’ambition de Done avec ma nomination est de changer d’échelle. Nous travaillons à l’installation d’une filiale en Espagne d’ici à cet été et nous ne perdons pas de vue qu’il y a d’autres marchés porteurs en Europe. L’objectif est d’adapter notre business model à la diversité des dispositifs fiscaux du pays », explique le CEO.
Avant la fin de l’année, Done envisage également d’ouvrir un autre pays limitrophe.
Structuration en groupe et montée en puissance des fonctions support
« L’ouverture de nouveaux pays va avoir des impacts sur l’organisation et la structuration de l’entreprise », explique Thibaut Brecville. Done s’organise ainsi progressivement comme un groupe, pilotant ses filiales depuis son siège de Lille.
Pour poser les bases de cette organisation, l’entreprise crée actuellement des fonctions support : IT, logistique, finance et administration.
« Nous ne voulons pas alourdir davantage notre structure de coûts. Nous créons des filiales pour y intégrer des équipes commerciales et des équipes dédiées aux partenariats associatifs », précise le dirigeant.
Aujourd’hui, Done emploie une quarantaine de collaborateurs, répartis entre développement technologique, commerce, partenariats associatifs et fonctions support (finance, administration et RH).
Technologie et logistique : deux leviers clés de développement
Une partie des investissements à venir pourrait être consacrée à la technologie, au cœur du modèle de Done, qui met en relation entreprises et associations autour de trois promesses : efficacité, simplicité et impact.
« Via une plateforme, nous gérons tout le processus du mécénat d’entreprise, depuis l’identification des produits jusqu’à la mise en relation entre entreprises et associations, en passant par la gestion logistique du don, la traçabilité administrative et l’édition des reçus fiscaux », rappelle Thibaut Brecville.
La plateforme doit encore évoluer pour rendre le don plus fluide et intuitif. Done s’attache également à proposer une large diversité de produits : bricolage, jardinage, matériaux de construction, mais aussi hygiène, équipements automobiles, bureautique, ameublement et prêt-à-porter.
Sur le plan logistique, environ 20 % des clients gèrent eux-mêmes leurs flux. Done ne stocke pas les produits, mais les fait livrer directement aux associations via des transporteurs. À terme, l’entreprise pourrait mettre à disposition des entrepôts pour accompagner les structures ne disposant pas de capacités de stockage.
Une gouvernance resserrée, ouverte à de futures évolutions
Le capital de Done est aujourd’hui détenu par trois personnes : les cofondateurs Guillaume Delory et Thomas Moreau, ainsi que Grégoire Brunet, qui les a rejoints en 2022.
Si l’entreprise finance actuellement son développement sans ouverture de capital, cette option pourrait être envisagée à moyen terme pour soutenir une accélération européenne ou le développement de nouvelles verticales.
Guillaume Delory (Chief Value Officer) accompagne Thibaut Brecville sur le pilotage stratégique et l’internationalisation, tandis que Thomas Moreau (Chief Innovation Officer) se concentre sur les sujets d’innovation.