Les trois enseignements du débat :
• Désiloter Achats et Supply Chain autour d’outils communs (S&OP, cartographies, APS).
• Faire de la transparence et de la communication des leviers de gestion du risque.
• Utiliser la décarbonation comme moteur d’innovation et de collaboration durable.
La collaboration entre Achats et Supply Chain, le compromis, socle de performance
« Dès qu’un aléa survient – hausse du diesel, rupture, inflation – nous devons arbitrer ensemble : respecter le contrat ou garantir la livraison client ? »
« Nous avons mis fin à la déconnexion entre l’inbound et les besoins réels : le S&OP nous a permis d’aligner prix, niveaux de stock et performance supply. »
« Les risques externes – géopolitique, transport, délais – obligent Achats et Supply Chain à parler d’une seule voix pour sécuriser le service. »
La dimension humaine au cœur de la collaboration
« Ce binôme fonctionne quand chacun reconnaît la valeur de l’autre : l’un maîtrise la relation fournisseur, l’autre la demande et la logique d’inventaire. »
« Nous avons évité le rapport de force : en travaillant ensemble sur les mêmes outils, les décisions deviennent partagées et beaucoup plus robustes. »
« La transparence reste l’outil le plus puissant : communiquer en interne comme avec les fournisseurs évite les blocages et améliore la qualité des décisions. »
Trouver des outils communs pour structurer la collaboration entre Achats et Supply Chain
« Le S&OP est devenu notre colonne vertébrale : il arbitre les volumes, aligne la Finance, les Achats et la Logistique autour d’un même scénario. »
« La cartographie des risques est fondamentale : elle éclaire où placer les efforts, qu’il s’agisse d’un fournisseur critique ou d’un risque géographique. »
« Les outils communs – protocoles logistiques, contrats structurés, APS, IA – permettent enfin de sortir d’une logique de silos. »
La décarbonation, terrain d’entente naturel
« Les objectifs bas carbone sont déjà intégrés dans les plans achats : impossible d’avancer sans l’alignement de la Supply Chain. »
« Transport, groupage, choix des carburants… la supply chain devient un levier majeur de réduction des émissions. »
« Le jour où l’on saura monétiser le coût du risque environnemental, acheter plus local ou plus propre deviendra un réflexe économique. »
Conclusion : Pour les dirigeants présents, bâtir une supply chain durable repose autant sur les outils que sur la capacité des équipes à coopérer. La maîtrise des risques devient un projet partagé où Achats et Supply Chain ne peuvent plus avancer séparément.