
L’une est chanteuse, le deuxième est pape, le troisième champion olympique. Rien, a priori, ne rapproche Céline Dion, Léon XIV et Edgar Grospiron. Sinon leur capacité à mobiliser les foules et à incarner une ferveur qui les dépasse. Tous trois entretiennent en effet un lien particulier avec le public. La première avec ses fans, le deuxième avec ses fidèles, le troisième avec tous ceux qui voyaient en lui le visage des JO Alpes 2030.
Deux ans après le frisson provoqué par sa prestation en clôture de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris, Céline Dion renoue le lien intime qui l’unit à la capitale. Avant même le premier de ses seize concerts à la Plenitude Arena, son retour a déjà déclenché un tourbillon médiatique et marketing. Depuis plusieurs jours, la ferveur qui marque chacune de ses apparitions publiques donne lieu aux mêmes scènes de liesse. Autant dire que les retrouvailles s’annoncent grandioses.
Le pape Léon XIV s’apprête, lui aussi, à mesurer la force d’un tel engouement. Plus d’un million de personnes sont attendues à Paris à partir du 25 septembre avant Lourdes et Metz. Elles ne viendront pas seulement apercevoir le premier représentant de l’Église catholique. Elles viendront se retrouver, prier, vibrer, communier. Bref, donner corps, ensemble, à leur foi.
Edgar Grospiron quant à lui, connaît une expérience inverse. Le champion olympique de ski de bosses d’Albertville vient de quitter par la petite porte la présidence du Comité d’organisation des Jeux Alpes 2030. Il sort de scène avant d’avoir pu goûter l’effervescence de l’événement. Son palmarès, sa popularité et sa connaissance de l’univers olympique faisaient de lui un candidat naturel pour incarner le projet. Ces atouts n’ont visiblement pas suffi à fédérer durablement les parties prenantes. Comme quoi on peut être un visage populaire sans parvenir à devenir le point d’équilibre d’une organisation. Ce qu’avaient pourtant réussi Michel Platini pour la Coupe du monde 1998, et Tony Estanguet pour les JO 2024.