La douane ne se limite plus à une simple formalité administrative. Elle est devenue un enjeu stratégique pour les entreprises, où la capacité à traiter et fiabiliser la donnée fait la différence. Données produits, documents commerciaux, règles réglementaires : tout doit être vérifié, structuré et exploité rapidement. À l’échelle nationale, cela représente plus de 24 millions de déclarations cargo par an, auxquelles s’ajoutent près de 200 millions de flux liés au e-commerce. Une pression croissante qui met en évidence les limites des processus traditionnels.
Une réalité que Conex a parfaitement intégrée. S’appuyant sur plus de 40 ans d’expérience, fondée par Alban Gruson et aujourd’hui dirigée par son fils Bertrand Gruson l’entreprise a construit son expertise sur une connaissance fine des enjeux douaniers et une vision de long terme, mêlant maîtrise réglementaire et innovation technologique. Elle revendique aujourd’hui couvrir près de 70 % du marché français et le groupe réalise aujourd’hui environ 25 millions d’euros de chiffre d’affaires. Comptant une centaine de collaborateurs, avec un modèle majoritairement SaaS, Conex poursuit également son expansion à l’échelle européenne, avec l’ambition de déployer son modèle à plus grande échelle.
" L’intelligence artificielle doit augmenter le déclarant, pas le remplacer. Elle doit apporter de la vitesse, de la fiabilité et de la compréhension, tout en laissant à l’humain la maîtrise de la décision."
Dans cette logique, Bertrand Gruson, CEO de Conex, le rappelle : « notre approche est simple : l’intelligence artificielle doit augmenter le déclarant, pas le remplacer. Elle doit apporter de la vitesse, de la fiabilité et de la compréhension, tout en laissant à l’humain la maîtrise de la décision. » Au cœur de cette transformation, LEO s’impose comme la nouvelle solution développée par Conex pour répondre à l’un des principaux points de friction du métier : le traitement documentaire. Les déclarants doivent analyser différents documents -factures, listes de colisage, fichiers ou documents scannés-, en extraire les informations pertinentes et établir des correspondances entre eux, une étape à la fois chronophage et critique.
Comme le souligne le dirigeant, « une grande partie du temps est encore consacrée à rechercher l’information et à la recouper entre différents documents, ce qui ralentit les opérations et augmente le risque d’erreur ». Les équipes Conex insistent également sur cette rupture opérationnelle. Pierre Benezech, Head of Research & Innovation Strategy explique ainsi que « l’objectif est de prendre en charge tout le travail de recherche et de recoupement entre les documents, afin de mettre à disposition une donnée immédiatement exploitable ». Les gains sont significatifs. Comme le souligne cet expert, « des traitements qui pouvaient prendre une heure ou plus sont désormais réduits à quelques minutes, tout en améliorant la fiabilité globale des dossiers ».
" Aujourd’hui, sur ces sujets, nous sommes les seuls capables de faire gagner du temps à nos clients."
Un changement de dimension pour les déclarants
Bertrand Gruson, assume cette position sur le marché : « aujourd’hui, sur ces sujets, nous sommes les seuls capables de faire gagner du temps à nos clients », avant de préciser : « derrière ces gains, il y a une transformation profonde. Nous passons d’un travail de saisie à un travail d’analyse ». Libérés d’une grande partie des tâches répétitives, les professionnels peuvent désormais se concentrer sur la valeur ajoutée, le contrôle, l’analyse et la conformité. Cédric Pillac, Sales Deputy Managing Director au sein de Conex, souligne cette évolution : « l’enjeu n’est pas seulement d’aller plus vite, mais de mieux travailler ».
Il précise également que « toute partie fastidieuse disparaît progressivement, ce qui permet aux équipes de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ». Conex s’attaque également à un autre pilier structurant des opérations douanières : le classement tarifaire. Pour répondre à cet enjeu, l’éditeur a développé ALBA. Cet agent conversationnel d’intelligence artificielle permet d’accompagner les déclarants dans l’analyse et la classification des marchandises, une étape clé pour déterminer les droits et taxes applicables.
De la donnée à la décision
Concrètement, ALBA est capable d’analyser des documents, de croiser différentes sources d’information et de proposer une classification argumentée. L’outil ne se contente pas de fournir une réponse brute : il explique le raisonnement, met en avant les éléments utilisés et permet ainsi au déclarant de comprendre et de valider la décision. Comme le souligne Guillaume Vangelder, Chief Product & Technical Officer, « l’objectif est d’apporter une réponse fiable, argumentée et immédiatement exploitable, en conservant une transparence totale sur le raisonnement ».
"Nous passons d’un travail de saisie à un véritable travail d’analyse, beaucoup plus précis, plus fiable et mieux maîtrisé"
Cette approche marque une rupture avec les outils traditionnels. Là où la classification pouvait nécessiter des recherches longues et complexes, ALBA permet d’accéder rapidement à une proposition structurée, tout en laissant au déclarant, la maîtrise finale et le dernier mot.
Avec la combinaison de ces deux solutions, LEO et ALBA, Conex propose désormais une approche complète couvrant l’ensemble des opérations douanières, de la collecte de l’information à son interprétation réglementaire. Une vision qui s’inscrit dans une logique de regtech (regulatory technology), où la technologie devient un levier stratégique pour sécuriser les flux, garantir la traçabilité et répondre aux exigences croissantes des administrations.
Comme le rappelle enfin Bertrand Gruson, Président du groupe Conex, « nous passons d’un travail de saisie à un véritable travail d’analyse, beaucoup plus précis, plus fiable et mieux maîtrisé ». L’entreprise ne se contente plus aujourd’hui d’accompagner les évolutions du secteur, elle en redéfinit les standards. Et dans ce nouveau cadre, il devient difficile d’imaginer la gestion des opérations douanières sans Conex.