Schréder est une entreprise industrielle basée à Liège et présente dans 70 pays. Elle est spécialiste de l’éclairage public (urbain, tunnels, industriel, stades…). Elle a créé également des solutions intelligentes de gestion de la consommation d’énergie. De l’IA est également, désormais, intégrée aux luminaires pour, par exemple, gérer les places de parking (capteurs d’occupation de places…), détecter les besoins d’arrosage de pelouses, etc. L’entreprise a une IT très hétérogène, gérée autant dans chaque région qu’au niveau groupe même si les projets sont implémentés à partir du siège. Une transformation digitale a été amorcée avec le recrutement d’un Chief Digitalization Officer rattaché à la direction générale.
Parmi les sujets les plus sensibles de cette digitalisation des processus, la gestion du catalogue était une priorité. « Nous n’avions jamais eu de PIM et nous utilisions des fichiers Excel dans un sharepoint on premise » se souvient Ruxandra Bex, Marketing System Manager de Schréder. Les difficultés quotidiennes rencontrées par l’entreprise ont permis de justifier un investissement dans un véritable PIM.
Un catalogue très complexe
Les produits commercialisés par Schréder sont très techniques, avec de nombreuses informations associées. Ruxandra Bex indique : « gérer la documentation était très compliqué et très manuel. » Un document pouvait être rapidement périmé et, de ce fait, la qualité des données était problématique. A cela s’ajoutait une difficulté technique relativement urgente : le Sharepoint on premise n’était plus maintenu par Microsoft et le CISO alertait sur le risque de cybersécurité induit.
En installant un PIM, il s’agissait donc de gérer au quotidien les informations produits. Le catalogue comprends 800 produits mais chacun a de nombreuses variantes et configurations gérées parfois très différemment d’une région à une autre. Le déploiement d’un PIM avait donc aussi pour objectif d’uniformiser les processus.
Un projet en plusieurs phases
Pour mener le projet d’implémentation d’un PIM, Schréder a eu recours à un consultant externe. L’entreprise a, classiquement, lancé un appel au marché. Cinq fournisseurs ont été étudiés et, au bout de plusieurs phases de sélection, la finale a vu l’affrontement entre Akeneo et PIMcore. Les deux ont été invités à réaliser des démonstrateurs avec des demandes spécifiques. Le jury pour sélectionner le gagnant comprenait autant des représentants de l’IT, du digital et des métiers. Plusieurs démonstrations ont été réalisées devant le jury par les deux finalistes.
Le choix s’est finalement porté sur Akeneo. PIMcore proposait en effet un PaaS et aucune co-création des évolutions alors qu’Akeneo était en SaaS avec la promesse d’une collaboration rapprochée pour piloter les évolutions du produit. « Nous savions qu’il y aurait la nécessité de multiples évolutions » reconnaît Ruxandra Bex. Le choix de Schréder était bien d’adopter une solution standard mais que l’évolution de celle-ci permette de bien correspondre à ses besoins. Ruxandra Bex admet cependant : « nous savons que l’éditeur construit sa feuille de route selon les besoins de l’ensemble de ses clients. Nous aidons, comme les autres, à améliorer l’outil mais sans avoir des dépenses supplémentaires liées à des personnalisations. » Le modèle tarifaire de la solution est à l’utilisation mais le forfait de base était suffisant pour Schréder.
Deux années de travail
Le projet a débuté au printemps 2024 avec la préparation de l’appel d’offres. A la fin de l’été, Schréder a choisi Akeneo. L’entreprise a eu recours à une ESN pour l’intégration, Delaware. Les ateliers de configuration ont débuté en septembre alors qu’un projet conjoint était mené en parallèle, celui du MDM avec Palma. « La ‘Single Source of Truth’ (source unique de vérité) est bien dans le MDM mais les informations techniques, les documentations et les traductions sont stockées dans le PIM » détaille Ruxandra Bex.
Une des grandes difficultés du projet a été le long processus d’alignement entre tous les services. Chaque donnée technique a fait l’objet d’un débat. Enfin, la mise en production a pu s’opérer en avril 2026, deux ans après le début du projet. Si les données sont bien traitées dans le système, si les différentes règles et certifications locales sont bien gérées, des difficultés demeurent. Ruxandra Bex explique ainsi : « les problèmes sont surtout d’origine humaine, par exemple des erreurs d’encodage mais, grâce à l’approche ‘Single Source of Truth’, toutes les erreurs sont rapidement identifiées. »